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Redécouvrons le passé:
502 /Sainte Geneviève, patronne de Paris qu’elle sauva d’Attila

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502

Sainte Geneviève, patronne de Paris qu’elle sauva d’Attila

Sainte Geneviève, patronne de Paris qu’elle sauva d’Attila
Repérée dès son plus jeune âge par le grand saint Germain d’Auxerre qui la consacra à Dieu, Geneviève impressionne par sa prière, ses miracles et ses prophéties. Lorsque Paris est assiégé par les Huns d’Attila, elle affirme que la ville ne sera pas prise et redonne courage à tous. En ce Ve siècle très agité par de multiples courants et partis, elle exerce de fait son autorité sur la politique de la ville et se révèle une éducatrice, une architecte et une administratrice hors pair.
Jean-Louis Rémouit spécialiste de sainte Geneviève - auteur du site sainte-genevieve.net
Jean-Louis Rémouitspécialiste de sainte Geneviève - auteur du site sainte-genevieve.net
Née vers 420, Geneviève est la fille de Severus, un Franc romanisé, militaire puis magistrat municipal parisien après son retour à la vie civile, et d’une Franque nommée Gérontia. Elle se fait remarquer en 429 par un évêque en mission apostolique d’évangélisation : le prestigieux Germain d’Auxerre, qui, partant pour la Grande-Bretagne combattre l’hérésie pélagienne, rencontra sur sa route à Nanterre cette petite fille âgée de moins de 10 ans et l’invita à se consacrer à Dieu, celle-ci lui ayant confirmé que c’était son vœu le plus cher. Le saint évêque lui donna alors comme souvenir de cet engagement solennel une piécette de monnaie ornée d’une croix, l’invitant à la porter comme unique bijou, toute sa vie durant. Peu après, on signala le premier miracle de sainte Geneviève : sa mère devenue aveugle recouvrit la vue par l’intercession de sa fille.

Sainte Geneviève vient habiter Paris à la mort de ses parents vers 440.
Elle loge chez sa marraine spirituelle et quitte le conseil municipal de Nanterre pour celui de la capitale (charge dont elle avait hérité de son père), mais ses origines franques la mettent en opposition avec les Parisiens. Il faut alors une deuxième visite de l’évêque Germain d’Auxerre, à nouveau de passage à Paris, pour lui rendre un nouvel hommage public éclatant. Se rendant en effet chez la jeune fille qu’il avait distinguée onze ou douze ans auparavant, il vit que le sol était tout humide. Le saint évêque y reconnut l’effet d’un précieux don spirituel très respecté et même recherché à l’époque (puisqu’il était d’usage de le demander dans des oraisons) : le don des larmes. Le plus illustre évêque de la Gaule témoigne alors sa confiance à la jeune fille à qui il parle avec déférence et un profond respect. Dès lors la foule des curieux traite sa jeune compatriote avec la plus grande considération. Sainte Geneviève s’impose aussi comme une femme d’affaires, propriétaire de riches terres dont elle fait bénéficier les Parisiens les plus pauvres, et comme une femme réfléchie qui prend peu à peu les commandes de la vie politique parisienne.

Sainte Geneviève survit à une grave maladie.
Peu de temps après s’être installée à Paris, Geneviève tombe gravement malade, au point de sembler morte pendant trois jours. Une fois sortie de son coma, elle révèle qu’un ange la prenant par la main, lui a fait visiter le Ciel et l’Enfer ! Nourrie de cette expérience extraordinaire, son cœur embrasé d’amour pour Dieu et ses frères ne la porte pas à abuser de sa connaissance surnaturelle de l’au-delà pour terroriser les mécréants ou les tièdes par des récits horrifiants, mais à parler surtout du bonheur, absolument inimaginable à l’esprit humain, qui attend les bons au Paradis.

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Sainte Geneviève face aux rois francs.
Mérovée, qui succède à Clodion à la tête des Francs, réside à Tournai quand lui parvint en 451 la nouvelle que les Huns (qui jusqu’alors avaient fourni des mercenaires à l’Empire romain agonisant) se ruent en envahisseurs sous le commandement d’Attila. La renommée de ce dernier fait craindre le pire : il vient de prendre la ville de Metz totalement pillée et incendiée. Devant la panique, chacun envisage l’exode, mais Geneviève pense que Paris sera épargné : elle affirme qu’Attila contournera la ville. Elle réunit quelques femmes au baptistère Saint-Martin sur l’île de la Cité (à l’emplacement de l’actuel Hôtel-Dieu) pour les mettre en prière. « Que les hommes fuient, s’ils veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre. Nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’Il entendra nos supplications », dit-elle. En effet, apprenant que Paris était défendu, les Huns optèrent pour attaquer directement Orléans en passant par la Loire. C’est à Orléans, le 24 juin 451, qu’ils seront vaincus par Aetius « le dernier des Romains » arrivé d’Italie. Grâce à sa foi et par ce coup d’éclat, Geneviève devient quasiment la seule autorité et le seul espoir des populations du centre du bassin Parisien.

Sainte Geneviève et le culte de saint Denis.
Grâce à sa position devenue éminente dans la capitale, Geneviève promeut le culte de saint Denis, enterré sur la route de Senlis, au nord de Paris, dans un cimetière public. Recevant chez elle les prêtres parisiens, elle parvient à les convaincre d’ériger une basilique à l’emplacement du tombeau du premier évêque de Paris, martyr, décapité vers 250. C’est elle qui fait lever un impôt, qui surveille et dirige l’édification de ce prestigieux bâtiment.

Quand elle arrive devant l’une des portes, cette dernière s’ouvre toute seule

Geneviève et Childéric.
En 465, Childéric, successeur de Mérovée et père de Clovis, entreprend le siège de Paris. Il fait de nombreux prisonniers condamnés à mort, détenus en dehors de Paris et fait fermer les portes de la ville. Avertie, Geneviève tente de sortir. Quand elle arrive devant l’une des portes, cette dernière s’ouvre toute seule. Elle parvient ainsi à rejoindre Childéric et négocie la libération des prisonniers.

Geneviève et Clovis.
Suite à sa victoire sur Syagrius à Soissons en 486, dernière enclave « romaine » en Gaule, le jeune Clovis (roi des Francs depuis 481) entreprend le pillage de l’Île-de-France entre l’Oise et la Loire. Il assiège Paris pendant près de dix ans afin d’assurer à ses armées le passage des ponts. Pour Geneviève, il est hors de question de laisser entrer en maître dans sa ville un roi païen. Aussi, en attendant le miracle que sera la conversion de Clovis et son baptême à Reims, s’armant de patience, de courage et de foi, elle prépare à ses frais un convoi fluvial de ravitaillement en direction de ses terres personnelles d’Arcis-sur-Aube (10). À Paris, elle organise la distribution des céréales qui ont pu franchir sans dommage le blocus franc : vendant aux riches, donnant aux pauvres. En 496, la nouvelle de la conversion de Clovis, de ses officiers et soldats à Reims est reçue à Paris et par Geneviève avec enthousiasme. Désormais, plus rien ne s’oppose à ce que le roi des Francs entre solennellement dans la capitale.

Mort de Geneviève.
Geneviève est décédée en 502 à l'âge de 79 ans. Elle fut enterrée à Paris dans un cimetière situé dans le quartier de la montagne Sainte-Geneviève, au cœur du Quartier latin. Clovis fit édifier, avec Clotilde, la basilique des Saints-Apôtres (à l’emplacement actuel de la rue Clovis et du lycée Henri-IV) sur la tombe même de sainte Geneviève. Aujourd’hui, dans l’église Saint-Étienne-du-Mont à Paris, une châsse abrite quelques uns des restes de la sainte, perpétuant le souvenir de celle qui, par son calme et sa foi, sauva Paris du péril d’Attila.

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La très riche personnalité de sainte Geneviève.
Sainte Geneviève a montré plusieurs visages étonnants au cours de sa vie terrestre.
Celui, bien-sûr, de la vierge consacrée, exemple de vie ascétique et mystique, fidèle au Christ et témoignage public d’une vie admirable de simplicité. L’auteur de sa « Vita » (biographie hagiographique) nous montre combien sa vie rappelle les récits bibliques.
Celui de la femme éducatrice, lorsqu’ayant fondé un groupe de vierges consacrées, elle s’occupe du baptistère et de l'éducation des enfants.
Celui de la femme architecte, qui construisit de nombreux édifices :
- la nouvelle basilique de Saint-Denis au bourg de Catuliacus pour contenir les reliques du saint éponyme envers qui elle avait une grande dévotion.
- la chapelle Saint-Denis devenue plus tard chapelle Sainte-Geneviève, puis encore l‘actuelle église Sainte-Jeanne-d’Arc. C’est de là que vient le nom de « Porte de la Chapelle » sur le boulevard des maréchaux. Ce site, à l’embranchement des deux routes du Nord, Senlis et Rouen, devint également un hôpital-pensionnat où s’arrêtaient les voyageurs et pèlerins (voir J.Monin, Saint Denys de la Chapelle, Imp. J. de Rudder, Montrouge, 1952).
- le baptistère qu’elle dédia à saint Martin.
- le groupe immobilier des vierges consacrées installé à peu de distance de l’actuelle église Saint-Gervais et de l’Hôtel de Ville.
Celui de la femme politique qui a négocié avec Childéric, Clovis et parlé avec saint Rémi et saint Germain d’Auxerre. 
Celui de la femme administrateur puisqu’elle semble avoir administré Paris à la suite de sa marraine.
Celui de la femme voyageuse : vers Laon, Beauvais, Reims, Arcis-sur-Aube et Troyes, Orléans et Tours et même peut-être jusqu’à Eindhoven et la région de Clèves.
Celui de la femme d’Église, qui promu les cultes de saint Denis, saint Martin à Tours, saint Aignan à Orléans.
Celui de la femme qui avait le don des larmes, de la vision intérieure de ses interlocuteurs, de guérisons miraculeuses et le pouvoir de commander aux éléments. On lui attribue, de son vivant, plus de trente miracles et bien plus encore de miracles posthumes.

Elle fut déclarée sainte par acclamation populaire dès son décès et son inhumation.
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que Jean-Louis Rémouit a faites le samedi 27 février 2016.

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