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Redécouvrons le passé:
1938 /Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine

Notre Histoire avec Marie

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CONCEPTION ET REALISATION

BULKO

1938

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine

Sainte Faustine, apôtre de la Miséricorde Divine
Sainte Faustine (1905-1938) est une mystique catholique polonaise qui a transmis au monde un message important sur la miséricorde divine. Saint Jean-Paul II la présente ainsi dans une homélie du 13 mars 1994 : « Elle est une grande mystique, l’une des plus importantes dans l’Histoire de l’Église. Elle avait une belle proximité avec Jésus-Christ (…) Venant de ce milieu [la Pologne], j’ai apporté ici une inspiration, presque un devoir : tu ne peux pas ne pas écrire sur la miséricorde. Ainsi est née la deuxième encyclique de mon pontificat : Dives in Misericordia [30 novembre 1980]. »
Violetta Wawer Responsable de l’association Pour La Miséricorde Divine.
Violetta WawerResponsable de l’association Pour La Miséricorde Divine.
Un grand désir d’aimer Dieu. Sainte Faustine est née le 25 août 1905, dans le village de Glogowiec, dans les environs de Lodz, au centre de la Pologne (à l’époque partie intégrante de l’empire russe). Troisième des dix enfants de Marianne et Stanislas Kowalski, elle reçoit au baptême le prénom d’Hélène. Son éducation à l’école ne dure que trois ans, faute de moyens financiers et, à seize ans, elle commence à travailler comme domestique. Dès l’âge de sept ans, elle sent un appel à la vie religieuse. C’est à cet âge-là qu’elle entend pour la première fois la voix de Dieu dans son âme, « c’est-à-dire l’invitation à une vie plus parfaite » (Petit Journal, 7). Depuis sa prime enfance, Faustine désire ainsi devenir une grande sainte : « Tu sais, Seigneur, que depuis ma prime enfance, je désirais devenir une grande sainte, c’est-à-dire t’aimer comme personne ne t’a jamais aimé. Je voudrais crier au monde entier : aimez Dieu car Il est bon et grande est sa Miséricorde » (Petit Journal, 1372).  

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Rencontrer Jésus. À l’âge de 18 ans, elle demande à ses parents la permission d’entrer au couvent. Ses parents refusent catégoriquement car ils n’ont pas de moyens financiers pour payer la contribution demandée par les congrégations religieuses. Elle se résigne et essaie de vivre « comme les autres », mais « son âme ne trouvait contentement en rien » (Petit Journal, 8). Un dimanche, elle se rend au bal. Pendant que tout le monde s’amuse, elle éprouve des tourments intérieurs. Au moment où elle commence à danser, elle aperçoit soudain près d’elle, Jésus. Jésus supplicié, dépouillé de ses vêtements, couvert de plaies, qui lui dit ces paroles : « Jusqu’à quand vais-Je te supporter, et jusqu’à quand vas-tu me décevoir ? » (Petit Journal, 9)
 

L’entrée au couvent.
Sainte Faustine part pour Varsovie, sans point de chute précis. Là, elle redouble d’efforts pour accomplir la Volonté de Dieu et ne plus décevoir le Seigneur. Après avoir frappé aux portes de différents couvents, elle est acceptée en août 1925 dans la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde à Varsovie (vouée à la vénération de Marie, Mère de Miséricorde), mais doit encore travailler un an comme domestique pour rassembler l’argent de sa dot. Elle a 20 ans au moment de son entrée au couvent et reçoit, à sa prise d’habit, le nom de Sœur Marie Faustine. Durant ses 13 ans de vie religieuse, elle remplit les modestes charges de cuisinière, jardinière et sœur portière dans les diverses maisons de la congrégation (Varsovie, Plock, Vilnius qui appartient alors à la Pologne, Cracovie). Sa vie, très simple en apparence, cache une grande richesse d’union avec Dieu. Comme beaucoup de saints, elle vit la nuit de la foi, porte des stigmates invisibles et possède le don de bilocation. À la demande de son directeur spirituel, le bienheureux Père Michel Sopocko, sainte Faustine écrit Le Petit Journal. Dans cet ouvrage, elle décrit ses expériences mystiques et précise les demandes faites par le Seigneur.
 

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Message de la Miséricorde Divine.
Le Seigneur Jésus, qui lui apparaît plusieurs fois, confie à sainte Faustine une grande mission : rappeler au monde son Amour Miséricordieux. « Ma Fille, dis que je suis l’Amour et la Miséricorde en personne » (Petit Journal, 374), demande Jésus à Sœur Faustine. Il assure : « L’humanité n’aura pas de paix tant qu’elle ne s’adressera pas avec confiance à la Divine Miséricorde » (Petit Journal, 132). Par l’intermédiaire de sainte Faustine, le Seigneur offre au monde entier différents moyens pour vénérer davantage la Miséricorde Divine.

- L’image de Jésus Miséricordieux : Jésus lui apparaît à Plock le 22 février 1931, le regard baissé, vêtu d’un grand vêtement blanc, avec deux grands rayons rouge et blanc sortant de son cœur, puis lui demande de faire représenter et vénérer le tableau de cette apparition, accompagné de l’invocation « Jésus, j’ai confiance en toi » (Jezu ufam tobie en polonais ; Petit Journal, 47-49). Peint à Vilnius en juillet 1934, sur fond noir, par l’artiste Eugène Kazimirowski, le tableau fut plusieurs fois déplacé pendant la Seconde Guerre mondiale puis la période communiste, avant d’être restauré en 1986 et en 2003 et installé au sanctuaire de la Miséricorde divine à Vilnius en 2005. En mars 1943, après la mort de sainte Faustine, Adolf Hyla peint un autre tableau de la vision, plus lumineux, en ex-voto pour la chapelle des Sœurs de la Miséricorde à Cracovie. Il existe donc deux versions de l’image de la Miséricorde Divine.
- La fête de la Miséricorde Divine : c’est lors de la même apparition du 22 février 1931 que Jésus demande que le premier dimanche après Pâques, jusque-là appelé « Dimanche in albis (en blanc) », soit consacré à la Miséricorde (Petit Journal, 49, 299, 699). Le 30 avril 2000, jour de la canonisation de sainte Faustine, saint Jean-Paul II a accédé à la demande du Christ en instituant la fête de la Miséricorde Divine. Lui-même est mort le 2 avril 2005 au soir, la veille de cette fête.
- Le chapelet de la Miséricorde Divine : le 13 septembre 1935 à Vilnius, sainte Faustine reçoit la révélation d’une prière qui suit la forme du chapelet marial et remplace les formules habituelles par de courtes invocations à la Miséricorde Divine (Petit Journal, 474-476, 848, 1541). Jésus lui précise : « Par ce chapelet, tu obtiendras tout, si ce que tu demandes est conforme à ma volonté » (Petit Journal, 1731).
- L’heure de la Miséricorde Divine : le 10 octobre 1937, Jésus demande à sainte Faustine d’implorer particulièrement la Miséricorde pour les pécheurs à 15 heures, le moment de sa mort lors du Vendredi Saint, en se plongeant en prière dans l’abandon de son agonie et dans les souffrances de sa Passion (Petit Journal, 1320, 1572).
Par ces dévotions, le Christ demande surtout que nous ayons confiance en lui et que nous aimions notre prochain. « Ultime planche de salut pour l’humanité », la Miséricorde représente une puissance infinie de pardon appelant tout pécheur au repentir et à la conversion. Jésus demande à sainte Faustine de faire connaître au monde entier sa Miséricorde (Petit Journal, 687) : « Tu es la secrétaire de Ma miséricorde, je t'ai choisie pour cette fonction dans cette vie
 et dans la vie future. Je le veux ainsi, malgré tous les obstacles que l’on dressera contre toi ; sache que ma prédilection ne changera pas » (Petit Journal, 1605).  

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Une Sœur « misérable » ?
En effet, beaucoup de Sœurs se moquent de la jeune femme, assurant que Jésus ne peut se trouver dans une telle intimité avec un être aussi imparfait et misérable, le Seigneur n’étant en rapport intime qu’avec des âmes saintes. Dans ces moments difficiles, Sœur Faustine se tourne vers Jésus, se qualifiant de poussière incapable et d’être misérable ; le priant de donner toutes ces grâces à quelqu’un d’autre. Elle le supplie de ne pas lui demander de si grandes choses. Le Seigneur lui répond que c’est justement parce qu’elle est misérable qu’il souhaite se servir d’elle pour montrer au monde la puissance de sa Miséricorde (Petit Journal, 133). Il lui dit qu’elle préparerait le monde à son ultime venue (Petit Journal, 429). Sainte Faustine écrira ainsi : « Je sens bien que ma mission ne s’arrêtera pas à ma mort mais qu’elle ne fera que commencer. Ô âmes qui doutez, je soulèverai le voile du Ciel pour vous convaincre de la bonté de Dieu (…) Dieu est Amour et Miséricorde. » (Petit Journal, 281).
 

La mort d’une sainte.
Sœur Faustine, le corps ravagé par la tuberculose et les souffrances, offerte pour la conversion des pécheurs, meurt en odeur de sainteté le 5 octobre 1938 à Cracovie (Sud de la Pologne), âgée de 33 ans à peine. Quelque temps avant sa mort, le bienheureux Père Michel Sopocko (1888-1975), son père spirituel, lui rendit visite à l’hôpital, puis dans sa cellule au couvent. Il la vit alors en extase. Il raconte : « Une fois, j’ai vu Sœur Faustine en extase. C’était le 2 septembre 1938, lorsque je lui ai rendu visite à l’hôpital de Pradnik. Sorti de sa chambre, je me suis rappelé que je devais lui remettre quelques dizaines d’exemplaires, imprimés à Cracovie, des prières qu’elle avait composées (neuvaine, litanies, chapelet) sur la Miséricorde Divine. Je suis donc retourné pour les lui remettre. Quand j’ai ouvert la porte de sa chambre, je l’ai vue plongée dans la prière, dans une position assise, mais presque suspendue au-dessus du lit. Son regard était fixé sur un objet invisible, ses prunelles légèrement dilatées. Elle n’avait pas remarqué que j’étais entré. Ne voulant pas la déranger, je m’apprêtais à sortir, mais, peu après, quand elle revint à elle, elle me demanda de l’excuser de n’avoir ni entendu qu’on frappait à la porte, ni vu que j’étais entré. Je lui remis ces prières et la saluai ; elle m’a dit « Au revoir au Ciel ! » Lorsque, ensuite, (…) je lui ai rendu visite pour la dernière fois à Lagiewniki, elle ne voulait plus ou plutôt ne pouvait pas me parler car, a-t-elle dit : « Je suis occupée par mon union avec Dieu. » Effectivement, elle donnait l’impression d’un être surnaturel. (…) Le 25 septembre 1938, Faustine a prédit qu’elle allait mourir dix jours plus tard. En effet, après mon retour à Vilnius, j’ai reçu une dépêche indiquant que le 5 octobre 1938 elle s’était endormie dans le Seigneur. Je suis fortement convaincu de sa sainteté. Elle m’a promis de m’aider du haut du ciel. » [1]
 

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Le premier dimanche après Pâques, le 18 avril 1993, le pape Jean-Paul II proclame Sœur Faustine Bienheureuse. Sept ans plus tard, le 30 avril 2000, le premier dimanche après Pâques, le Pape la canonise (c’est la première sainte du Jubilé de l’an 2000) et institue le jour même la Fête de la Miséricorde Divine pour toute l’Église. À cette occasion, il dira : « Et toi, Faustine, don de Dieu à notre temps, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la Miséricorde divine, aide-nous à en faire l’expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d’espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd’hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d’abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance : « Jésus, j’ai confiance en Toi ! » »

[1]                Jésus, Roi de Miséricorde, Éditions Pour La Miséricorde Divine, 2014, p. 52.  
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que Violetta Wawer a faites le samedi 1er juillet 2017.

Engagement

Je prie à 15h en pensant
à la Passion du Seigneur.

Je m'engage

Formation

La foi suppose-t-elle un saut dans l’irrationnel ?
Découvrez la réponse de Pierre de Lauzun.

Je me forme

Prière

Je récite des prières jaculatoires
pour rester uni à Dieu.

Je prie