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Redécouvrons le passé:
633 /Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, l’un des pèlerinages les plus importants de l’Europe chrétienne

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633

Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, l’un des pèlerinages les plus importants de l’Europe chrétienne

Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer, l’un des pèlerinages les plus importants de l’Europe chrétienne
La vénération de l’image miraculeuse de Notre-Dame de Boulogne a été une très antique et très constante tradition qui a été suivie pendant des siècles par les plus simples pèlerins comme par les chevaliers et rois de France. Mais si la Vierge nautonière a pu ensuite être victime des excès protestants et révolutionnaires, le sanctuaire restauré demeure encore aujourd’hui un haut lieu marial essentiel.
Père Frédéric Duminy Doyen du Boulonnais et recteur de la cathédrale Notre-Dame de Boulogne-sur-mer
Père Frédéric DuminyDoyen du Boulonnais et recteur de la cathédrale Notre-Dame de Boulogne-sur-mer
Les vieux chroniqueurs racontent qu'un jour de l'année 633 ou 636, vers la fin du règne de Dagobert, un mystérieux bateau, sans rames, sans voiles et sans matelots est entré dans l'embouchure de la Liane (fleuve), occupée aujourd'hui par le port de Boulogne.

Au même moment, la Mère de Dieu apparaît aux membres d’une petite communauté chrétienne qui s’étaient rassemblés pour la prière dans une modeste chapelle de la ville haute. Elle les avertit qu’une nef contenant son image pénétrait dans leur rade, et qu’elle voulait voir placée cette image dans le lieu même où ils s’étaient réunis, afin que rejaillisse sur eux, à perpétuité, les merveilleux effets de sa protection. 

Selon le plus ancien récit manuscrit de cette découverte miraculeuse, une bible manuscrite et quelques reliques accompagnent cette effigie « entourée de lumière » (ce récit se trouve dans le manuscrit 5126 de la Bibliothèque de l’Arsenal à Paris, et compte 25 feuillets rédigés en vieux français vers 1400 pour Antoine de Bourgogne, dit le « Grand Bâtard »).Accourus sur le rivage, les Chrétiens qui priaient là s'emparent de la statue et la transportent dans une chapelle de la ville haute qui sera transformée par la suite en église. Aujourd’hui, ni cette église qui l'abritait, ni la statue antique n'existent encore. L'église avait été reconstruite dans le premier quart du XIIe siècle par la comtesse de Lorraine (+ 1113), mère de Godefroy de Bouillon, premier roi de Jérusalem. Notre-Dame de Boulogne était déjà devenu à l’époque un des centres de pèlerinage les plus importants d’Europe.

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Innombrables sont les grâces de conversion, de guérison et les miracles obtenus par les pèlerins en ce sanctuaire. En 1330, pour ceux qui ne peuvent se déplacer, on construit sous le règne du roi Philippe V, fils de Philippe le Bel, tout près de Paris là où la Seine s’étale comme un bras de mer, une nouvelle église dédiée à Notre-Dame de Boulogne. Une ville grandit autour du sanctuaire : Boulogne-Billancourt, qui fait à présent partie de l’agglomération parisienne.

Longue est la liste des rois, reines, princes, princesses et dignitaires de l’Église qui sont venus honorer la Vierge de Boulogne-sur-Mer. Elle contient les noms des comtes de Flandres, d'Artois, de Saint-Pol, du Ponthieu ; des ducs de Bourgogne, notamment Philippe le Bon ; Bertrand du Guesclin, connétable de France (1364) ; des rois d'Angleterre : Henri III et Henri VIII ; et des rois de France bien sûr : Philippe Auguste, Philippe le Bel, Jean le Bon, François Ier, puis Charles VII (1422) et sainte Jeanne d’Arc (1429), puis Charles VIII (1495), Louis XII (1512), Henri III (1578), Louis XIII (1640), Louis XIV, donateur d’un jubé (élément élevé à l'entrée du chœur d’une église) en 1666 (1702), la reine de France, Marie Leszczynska épouse de Louis XV (1735), etc.

En 1477, la suzeraineté du Boulonnais est transférée à la Vierge nautonière par Louis XI, lorsqu’il rattache la province à la Couronne après s’être proclamé protecteur du sanctuaire en mars 1464. C'est ainsi que l'on voit, un jour d'avril 1478, le roi faire un premier hommage de son comté de Boulogne à la Mère de Dieu et s'engager, en son nom et en celui de tous ses successeurs, à lui payer tous les droits seigneuriaux de ce fief.

La vogue du pèlerinage décline à partir de 1544, lorsque les soudards d'Henri VIII pillent la basilique et emmènent la statue miraculeuse en Angleterre où elle demeure plusieurs années. Il faudra l'intervention d'Henri II pour la récupérer. Un peu plus tard, en 1567, les Huguenots dévastent à leur tour l'église à peine restaurée et remeublée. L'antique statue est de nouveau dérobée, cette fois par Jehan de Frohart qui l'emmène dans son manoir d'Honvault (Pas-de-Calais). Vers la fin de sa vie, en 1607, le seigneur décide de restituer la statue de Notre-Dame de Boulogne à son église.

En prenant possession de Boulogne, Henri II ne manque pas de faire lui aussi acte de vassalité envers la Vierge, mais il faut attendre Louis XIV pour que cet engagement soit à nouveau solennellement repris. L'hommage royal est encore rendu en 1728 par Louis XV, mais sous Louis XVI, il est abandonné et considéré comme une coutume dépassée.

Des témoins affirment voir la statue « bouger » et « pousser un cri »

La Révolution est fatale à l'église et à la statue de Notre-Dame de Boulogne. Le 23 mai 1791, dans un contexte révolutionnaire difficile, des témoins affirment voir la statue « bouger » et « pousser un cri ». La nouvelle se répand. La presse anticatholique parle de « crédulité » et de « superstition ». Peu après cet évènement, l’église est vendue comme « bien du clergé ». Les révolutionnaires font brûler la statue en grande pompe le 28 décembre 1793 (jour de la fête des Saints Innocents). Aujourd'hui, il n'en reste qu'un fragment de main conservé dans un reliquaire de la cathédrale de Notre-Dame de Boulogne.

Sous la Restauration, un prêtre enfant du pays, Benoît-Agathon Haffreingue, se démène pour restaurer le célèbre sanctuaire marial. La nouvelle cathédrale est son œuvre personnelle. Il met près de quarante ans à la reconstruire (1827-1866). Alors qu’il a besoin de millions, l'argent lui vient de partout : des pauvres et des riches, des puissants et des humbles, des Bourbons et des Bonaparte ! Quant au chantier, il le dirige lui-même, « sans qu'aucun dessin régulier ait été dressé... » Sa témérité est sans bornes. Il veut faire toujours plus grand. Aujourd’hui, nous devons reconnaître la qualité de son œuvre, car depuis plus d'un siècle et malgré les bombardements ou les tirs d'artillerie de la dernière guerre, le dôme condamné par les hommes de l'art et souvent consolidé est toujours debout ! La nef, considérée pourtant comme moins fragile, s'écroule quant à elle un soir de novembre 1921. Elle est rapidement restaurée, comme on peut la voir maintenant.
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que le Père Frédéric Duminy a faites le samedi 5 mars 2016.

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