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Redécouvrons le passé:
1700 /Marguerite Bourgeoys, femme d’audace, de foi et de prière

Notre Histoire avec Marie

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CONCEPTION ET REALISATION

BULKO

1700

Marguerite Bourgeoys, femme d’audace, de foi et de prière

Statue de Ste Marguerite Bourgeoys - Montréal - © Stacey Shintani (CC BY-NC-SA 2.0)
Statue de Ste Marguerite Bourgeoys - Montréal - © Stacey Shintani (CC BY-NC-SA 2.0)
Redécouvrons ensemble le parcours de Marguerite Bourgeoys, l’une des plus grandes saintes du Nouveau-Monde qui a mis sa vie au service de l’Évangile et de ses frères les plus démunis en qui elle voyait le Christ.  
Sœur Dominique Sabas Congrégation de Notre-Dame
Sœur Dominique SabasCongrégation de Notre-Dame
Une enfance ordinaire. Née le 17 avril 1620 en la ville de Troyes (Aube), Marguerite est la septième des treize enfants d’Abraham Bourgeoys et de Guillemette Garnier. L’ont précédée deux frères, trois sœurs et un autre enfant mort en bas âge. Les cloches n’ont pas sonné pour son baptême en l’église Saint Jean-au-Marché, ce même jour, car c’est le Vendredi Saint, mais à une époque où le quart des nourrissons meure avant l’âge d’un an, on baptise le plus tôt possible.  

Artisan, le père de Marguerite confectionne des chandelles. Sa boutique où il vend ses bougies et les différents produits de sa fabrication occupe le rez-de-chaussée de la maison familiale. Il a également une charge à la monnaie de Troyes pendant les foires de Champagne qui s’y tiennent deux fois par an. Son épouse vient d’une famille de tisserands. Dans la classe sociale de Marguerite, tous les membres de la famille jouent un rôle économique. Filles et garçons apprennent non seulement les techniques du métier paternel mais aussi la lecture, l’écriture et la comptabilité nécessaires au fonctionnement de la petite entreprise familiale.  

Un engagement qui a « ciselé une vie entière ». 
Le 7 octobre 1640, quand Marguerite quitte la maison pour aller participer à la procession de Notre-Dame Rosaire, célébration traditionnelle à Troyes en octobre, elle ne soupçonne pas qu’à son retour, sa vie aura changé pour toujours. Elle a 20 ans et le temps est venu pour elle de songer à ce qu’elle fera de sa vie d’adulte ; elle envisage probablement d’accepter une demande en mariage. On peut encore avoir de belles journées chaudes et lumineuses au début d’octobre en Champagne, et la foule qui se presse à la procession, ce dimanche-là, laisse supposer un soleil radieux. « Il y avait tant de monde, nous dit Marguerite, que la procession a débordé l’enceinte du monastère des Dominicains où elle s’était formée. »
                 

Marguerite se décrit à cette époque comme « bien légère » et ajoute que cette caractéristique la rendait très populaire auprès des autres filles. Elle reconnaît, elle-même, qu’elle aime être élégante : parure et bijoux très jolis, assortiment de bagues, des boucles d’oreilles ornées d’émail, des ceintures de velours brodés de perles ou de pierres et des boucles de métal serties de pierres précieuses ou de motifs d’or.
 

Sa vie témoignera de l’authenticité et de la profondeur de cette expérience

Elle continue : « On traversa une rue et on repassa devant le portail de Notre-Dame où il y a, au-dessus de la porte, une image de pierre. Et, en jetant la vue pour la regarder, je la trouvai très belle et, en même temps, je me trouvai si touchée et si changée que je ne me connaissais plus. » Sa vie témoignera de l’authenticité et de la profondeur de cette expérience de grâce non plus dans la solitude mais au milieu de la foule. Évidemment, rien de tout cela ne lui apparaît sur le moment. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’à cet instant, elle s’est donnée à Dieu.
 

Le compte-rendu que rédige Marguerite de ce moment-clé de sa vie met en lumière deux éléments importants : l’expérience de sa conversion spirituelle et une expérience d’inspiration mariale et c’est par l’intermédiaire d’une statue que cette expérience l’a saisie. Lorsque l’évènement se produit, elle devait être en train de réciter le Rosaire, cette prière où la méditation sur les moments de la vie de Marie accompagne la répétition de la salutation de Gabriel à Marie, lors de l’Annonciation, et d’Elisabeth à la Visitation. On peut prouver que, tout au long de sa vie, sa dévotion mariale est positive, dynamique et vivifiante. Marguerite se sent à la fois envahie et embrasée par l’amour de Dieu. Elle nous en laisse une trace écrite : « Mais le véritable amour est celui d’amant qui se trouve rarement, car toute chose ne le touche : ni le bien, ni le mal, il donne la (sa) vie avec plaisir pour la chose aimée. Il ne connaît point ses intérêts, ni même ses besoins. La maladie et la santé lui sont indifférentes ; la prospérité ou l’adversité, la mort ou la vie ; la consolation ou la sècheresse lui sont égales. » Au cours des années qui viennent, un défi attend Marguerite : trouver le moyen d’incarner cet amour.
 

Son premier geste est de s’inscrire à la Congrégation externe de Troyes, association de jeunes filles pieuses et charitables vouées à l’enseignement aux enfants des quartiers pauvres. La directrice des congréganistes est alors mère Louise de Chomedey de Sainte-Marie, sœur de Paul de Chomedey de Maisonneuve, fondatrice et responsable de ce poste avancé de la Nouvelle France. C’est là qu’elle apprendra, en 1642, la fondation de Ville-Marie (la future Montréal) en Canada, et qu’elle perçoit un premier appel à la vie missionnaire.  

Cet appel se précise en 1652, lors d’une rencontre avec le sieur Chomedey de Maisonneuve, en quête d’une institutrice laïque pour instruire gratuitement les enfants français et indiens. La Vierge elle-même lui apparaît et confirme sa vocation : « Va, je ne t’abandonnerai pas », lui dit-elle. Embarquant sur un voilier misérable où éclate la peste, Marguerite arrive en Nouvelle-France en avril 1653. Elle s’occupe d’abord de l’intendance et encadre la vie spirituelle des colons.
 

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Elle fonde la Congrégation de Notre Dame. Le 30 avril 1658, Monsieur Chomedey de Maisonneuve donne à Marguerite l’étable de pierres de la commune où elle commence son œuvre d’éducatrice. Elle y ouvre des classes, puis un pensionnat pour les enfants des colons, adopte de jeunes Iroquoises et fonde une congrégation pour les jeunes filles : la Congrégation de Notre Dame, bientôt reconnue par lettres patentes de Louis XIV en 1671. C’est la première enseignante de Montréal. Elle a trouvé une formule merveilleusement adaptée au nouveau pays. Ses filles font des vœux, mais restent « séculières », c’est-à-dire qu’elles « ne sont point cloîtrées », à l’instar de Notre Dame : « La Sainte Vierge, écrit-elle, n’a point été cloîtrée mais elle a gardé la solitude intérieure partout, elle n’a jamais refusé de se trouver où la charité ou la nécessité avaient besoin de secours. » Plusieurs fois retournée en France pour chercher des consœurs, elle développe son charisme d’éducation libératrice et accueille notamment les Filles du Roy, orphelines envoyées par Louis XIV pour contribuer au peuplement de la colonie. L’œuvre prend son essor dans tout le Canada et Marguerite reçoit le surnom de « Mère de la Colonie ».  
Une femme simple et forte. Marguerite Bourgeoys a « tout le caractère de la femme forte de l’Évangile ». Femme d’affaires et d’organisation, elle propose une « vie simple et sans façon », une vie laborieuse comme celle des apôtres, qui devaient « travailler pour n’être à charge à personne », « une petite vie simple et proportionnée » à sa condition de pauvre fille. Elle veut que sa communauté suive Jésus « dans sa vie étrette », pauvre et humble (…) car « plus je Le suivrai sans crainte, plus Il me protègera ; et plus je ferai sa volonté, plus Il me témoignera son amour ». Au plus fort des épreuves spirituelles, elle écrit : « Je n’ai pourtant jamais douté de la miséricorde de Dieu et j’espèrerai en lui quand je me verrai un pied dans les enfers. »
 

Retirée en 1693, Marguerite a la joie de voir sa Congrégation reconnue par le Pape en 1698 et écrit son autobiographie. Sœur Marguerite du Saint-Sacrement meurt le 12 janvier 1700 à Ville-Marie, après avoir demandé au Seigneur de prendre la place d’une jeune sœur très malade. Béatifiée le 12 novembre 1950 par le pape Pie XII, elle est ensuite canonisée le 31 octobre 1982 à Rome par Jean-Paul II : c’est la première sainte du Canada. Sa fête est célébrée le 12 janvier.  
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que sœur Dominique SABAS a faites le samedi 3 décembre 2016.

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