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Redécouvrons le passé:
1995 /Edmond Fricoteaux et le mouvement de prière des « Vierges pèlerines »

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BULKO

1995

Edmond Fricoteaux et le mouvement de prière des « Vierges pèlerines »

Edmond Fricoteaux et le mouvement de prière des « Vierges pèlerines »
Notaire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) converti à la suite d’un voyage à Rome, Edmond Fricoteaux lance en 1995 le mouvement de prière des Vierges pèlerines. 108 statues et icônes de la Vierge Marie parcourent alors la France entière pour proposer 40 000 veillées de prière pendant un an.
Olivier Bonnassies Vice-président de la Confrérie Notre-Dame de France
Olivier BonnassiesVice-président de la Confrérie Notre-Dame de France
Le fondateur. Notaire à Saint-Denis, Edmond Fricoteaux (1937-2007) est le président fondateur de la Confrérie Notre-Dame de France, à l’origine du mouvement de prière des Vierges pèlerines. Ce dernier s’est développé dans 120 pays du monde, du Puy-en-Velay (8 septembre 1995), à la nuit de prière du 2000e Noël de Bethléem (24 décembre 1999), et a ensuite suscité la naissance du projet « Marie de Nazareth ». Maître Fricoteaux était rempli d’un grand amour de Dieu et d’un zèle contagieux pour la Vierge Marie depuis sa conversion radicale, un matin d’avril 1984 à Rome, au milieu de dizaines de milliers de jeunes invités par le pape Jean Paul II pour lancer les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ).  

La conversion d’Edmond Fricoteaux.
Alors qu’il n’était à Rome que pour accompagner son épouse, assez indifférent à l’événement, quelques mots d’une homélie du Cardinal Bernardin Gantin entendus dans la basilique Sainte-Marie-Majeure lui transpercent le cœur. Il se précipite en confession, d’où il ressort « assoiffé de Dieu ». De retour chez lui, il dévore plusieurs vies de saints, puis deux livres qui auront raison de ses dernières hésitations : Le père Lamy, apôtre et mystique (Comte Paul Biver - Éditions du Serviteur - 1988) et Le secret de Marie de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, qu'il trouve d’abord « inconsommable » et « incompréhensible ». Mais il va prier souvent sur la tombe du Père Lamy à La Courneuve (Seine-Saint-Denis, où sa profession le conduit), et lui demande avec ferveur de faire naître en son cœur « un amour immodéré » pour la sainte Vierge. Vite exaucé, il se trouve subitement « inondé d'amour » pour l'Immaculée, et Le Secret de Marie lui paraît alors une lecture merveilleuse. Entrant profondément dans la spiritualité de saint Louis-Marie Grignion de Montfort, il est dès lors un infatigable évangélisateur qui n’hésite pas à parler de Dieu avec tous les visiteurs de son étude. Il en touche alors plusieurs centaines, qui acceptent de le suivre dans les nombreux pèlerinages qu’il organise pour visiter la Vierge Marie.
 

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La statue de Notre-Dame de France.
Après sa conversion, Edmond Fricoteaux a l’idée de remercier en faisant à son tour un cadeau à la Vierge. Il lui semble qu’un projet de Dieu revient sans cesse dans sa prière : édifier sur le bord d'un grand axe routier une statue monumentale à la gloire de sa Mère. Un jour, la Providence le place dans un avion à côté du Père René Laurentin, qui l'encourage : « Il vous faut l'accord de l'évêque du lieu, le soutien d'une congrégation religieuse et - très important - la Vierge devra présenter l'Enfant. » L'évêque sera celui du diocèse de Pontoise, Mgr André Rousset. La congrégation sera celle des Serviteurs de Jésus et de Marie, créée par le Père Lamy à Ourscamps, dans l'Oise. Reste la statue ! Edmond l’imagine avec 12 étoiles comme à la Rue du Bac et de sept mètres de haut pour qu’elle soit bien visible. Il contacte des sculpteurs, fait faire des devis, quand Antoine Legrand (spécialiste du Linceul de Turin), contacté par erreur, le surprend : « La statue existe déjà ! Elle s'appelle Notre-Dame de France. » Edmond incrédule apprend qu’elle couronnait le pavillon pontifical de l'Exposition universelle de Paris en 1937, qu’elle a été conservée (dans le pavillon des girafes du zoo d’Amiens !) un an pour le 300e anniversaire du vœu de Louis XIII, qu’elle fait exactement sept mètres, et qu’elle porte l’Enfant haut dans ses bras, entourée par une couronne de 12 étoiles !
 

La restauration de la statue.
Le journal La Croix du 2 novembre 1938 rapporte le vœu du Cardinal Jean Verdier, archevêque de Paris : « Que la statue lumineuse, que « Notre-Dame de France », qui a si magnifiquement couronné le Pavillon Pontifical devenu Pavillon Marial ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris... pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre ! » Une souscription fut immédiatement lancée, arrêtée par la guerre en 1939, puis oubliée à la mort du Cardinal en 1945. Edmond partit alors à la recherche de la statue, qu’il parvint à retrouver et à arracher, après bien des péripéties, des sous-sols de la mairie communiste d’Amiens (Somme). Grâce à 2 000 heures de travail d'un maître serrurier, monsieur Roland Quesnel de Corbie, elle fut réparée et enfin installée, au terme d’une aventure non moins étonnante que providentielle, à Baillet-en France (Val-d’Oise), à 18 km au nord de Paris, non loin du siège de l’association ATD-Quart Monde. Quelques mois plus tard, grâce à 25 000 souscripteurs, le cardinal Jean-Marie Lustiger bénissait la statue devant 52 000 personnes, sept évêques, ainsi que le nonce apostolique, le 15 octobre 1988, 50 ans presque jour pour jour après le vœu du Cardinal Verdier. Au pied de la statue, un oratoire accueille pèlerins et gens de passage.
 

La naissance des Vierges pèlerines.
Une fois Notre-Dame de France installée à Baillet-en-France, Edmond Fricoteaux pensait pouvoir reprendre ses activités habituelles : « Mission accomplie ! », pensait-il. Mais un jeune homme de Douai lui écrivit pour lui conter l’un de ses rêves, où il voyait Notre-Dame de France et à ses pieds une foule immense ainsi que des statues venues de toute la France. Quelques mois plus tard, M. Flichy et trois personnes qui priaient le matin avec lui à la messe du Carmel de Lisieux, vinrent voir Edmond pour lui faire part de leur intuition : de nombreuses statues pourraient être pèlerines, de village en village, pour proposer partout en France des veillées autour de Jésus et Marie. C'est ainsi que le notaire conçut, peu à peu, le projet des Vierges pèlerines. Il se concrétisa quand le Saint-Père Jean-Paul II demanda que le Jubilé de l’an 2 000 soit préparé dans la prière, avec Marie, comme dans un « nouvel Avent ». Tous les évêques de France furent sollicités et 30 acceptèrent de donner leurs conseils. Le président de la Conférence des évêques définit ce projet comme une initiative de laïcs, encouragée par sept évêques responsables de grands sanctuaires marials.
 

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Le développement du projet.
Edmond me confia alors le soin de mettre en place des équipes de responsables qui se mobilisèrent dans tous les départements français. Le 8 septembre 1995, Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay (Haute-Loire), bénit les 108 statues et icônes de la Vierge Marie qui partirent pour proposer 40 000 veillées de prière pendant un an dans toute la France. Puis Edmond organisa un pèlerinage mémorable pour la venue du Saint-Père Jean-Paul II à Reims en septembre 1996. Les Vierges pèlerines furent ensuite bénies à Rome le 8 décembre 1996 puis à Constantinople (Istanbul) le 14 décembre 1996. Le mouvement se développa ainsi pendant quatre ans dans 120 pays du monde, jusqu’à la grande nuit de prière de Bethléem le 24 décembre 1999, dont Edmond Fricoteaux rêvait depuis longtemps, pour marquer le 2 000e Noël, dans le champ des bergers. Il avait le don de rassembler très facilement autour de lui grâce à sa joie, son enthousiasme, son énergie, et sa foi à déplacer des montagnes ; mais aussi et surtout parce que c’était un homme de cœur. C'était « un homme de Dieu », comme dit un jour le Père Marie-Dominique Philippe (1912-2006), fondateur en 1975 de la Communauté Saint-Jean.
 

Au total, plus de 10 000 statues et icônes ont été envoyées dans le monde. Le projet Marie de Nazareth, visant à construire à Nazareth un centre spirituel dédié à la dévotion mariale, est né après la messe de Noël de Bethléem comme un fruit des Vierges pèlerines et se développe encore aujourd’hui activement.
 

Edmond Fricoteaux est mort subitement le 5 novembre 2007, au cours de vacances familiales en Guadeloupe, alors qu’il projetait de prendre sa retraite. Ses obsèques ont été célébrées le 9 novembre en la basilique de Saint-Denis, devant une foule très émue.
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions qu'Olivier Bonnassies a faites le samedi 28 janvier 2017.

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