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Redécouvrons le passé:
1542 /La Bénite Fontaine, précurseur de Lourdes

Notre Histoire avec Marie

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CONCEPTION ET REALISATION

BULKO

1542

La Bénite Fontaine, précurseur de Lourdes

La Bénite Fontaine, précurseur de Lourdes
La source qui est à l’origine du sanctuaire marial de la « Bénite Fontaine » a surgi dans un vallon boisé situé à 1,5 km de la Roche-sur-Foron (Haute-Savoie), entre Genève et Annecy. Quand on arrive à la Bénite Fontaine, on voit d’abord l’actuelle chapelle. Il faut descendre un petit sentier pour trouver dans la clairière, en contrebas, la fontaine miraculeuse et les nombreux ex-voto en remerciement des grâces reçues.
Père Christian-Marie Giraud Recteur du sanctuaire de la Bénite Fontaine
Père Christian-Marie GiraudRecteur du sanctuaire de la Bénite Fontaine
Les débuts de la dévotion. Une hypothèse vraisemblable fournie dans une histoire locale de la Roche fait état de deux vagues successives de peste noire, l’une en 1542, l’autre en 1586. On sait combien la peste était redoutée car elle décimait la population impuissante à lutter contre le fléau. La prière et la dévotion à Marie, mère secourable, étaient une manière de chercher protection et Salut. La fuite des lieux d’habitation était un autre réflexe naturel, et la population de la Roche chercha refuge au creux d’un vallon. Elle découvrit une source d’eau pure, non contaminée, qui lui permit de survivre en attendant de pouvoir rejoindre sa demeure. Il est probable qu’un oratoire fut alors construit près de la source. En 1586, un autre épisode de peste noire renvoie les habitants dans le vallon. Ils retrouvent la source et l’oratoire dédié à la Vierge Marie. Il semble que c’est peu après la fondation des Capucins à La Roche en 1617, que devint célèbre le petit oratoire situé à la « Bonne Fontaine », ainsi appelée à l’époque. Mais on peut penser que ce lieu bénéficiait depuis bien plus longtemps de la dévotion des habitants des alentours, venus chercher protection, remercier ou confier leurs peines à la Mère de Notre Seigneur et Sauveur.  

Les premières guérisons officielles
. Lors d’une visite de saint François de Sales pour la Saint-Jean-Baptiste (patron de la paroisse de la Roche), le révérend François de Saint-Sixt, archidiacre de la collégiale, parla à l’évêque d’Annecy de la dévotion populaire pour la « bonne fontaine » et fit état de guérisons individuelles obtenues en ce lieu. L’évêque demanda alors qu’on lui fasse un rapport écrit. On lui fit une liste de nombreuses guérisons, il en retint 14 qui furent soumises à l’examen du conseil de Genevois (cette liste figure dans un manuscrit de Turin). L’eau de la fontaine fut analysée par le P. Baranzano, professeur de sciences au collège d’Annecy. Elle fut reconnue comme naturelle, sans aucune propriété curative, on était alors en 1619. (Une étude plus récente faite sur place en 1961 précise que cette source, ainsi que deux autres dans les environs, provient de ruissellements de terrains et dépôts de graviers reposant sur une moraine de fond argileux du glacier Wurmien, du début de l’ère quaternaire.)
 

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La construction d’une chapelle.
Les guérisons ayant été attestées, François de Sales demanda au curé de la Roche de faire construire une chapelle, près de la source, et de la placer sous le patronage de Marie de la Visitation. Rappelons que c’est en juin 1610 que la baronne Jeanne de Chantal, amie de François de Sales, avait fondé l’ordre de la Visitation pour la visite et le soin des malades. Une petite chapelle au toit de chaume fut alors édifiée avec l’argent des pèlerins. Elle mesurait 8,30m de long sur 6,30m de large. Elle fut prolongée ensuite par un parvis de 5,30m. L’eau de la source fut recueillie dans une vasque de pierre, un nouvel oratoire en maçonnerie remplaça le premier, et une statue de la Vierge fut installée. François de Sales vint bénir la chapelle, la source et la statue en 1620 et, par un acte du 24 octobre de cette même année, déclara cette chapelle dépendante de la paroisse de la Roche et placée sous l’autorité de son clergé. Les pèlerins pouvaient dès lors assister tous les dimanches à la messe et y recevoir les sacrements. Lors des fêtes mariales et de la Visitation ils venaient plus nombreux et en procession. L’histoire locale fait aussi état d’un ermite André Foras, qui aurait desservi la chapelle pendant longtemps, mais on n’a pas d’autres renseignements sur lui.


L’époque révolutionnaire.
À partir de 1791, le clergé dut prêter serment à la Constitution Civile du Clergé. Ce fut bientôt en France l’époque de la Terreur. Les prêtres « réfractaires » durent se cacher ou s’exiler. La paroisse et le sanctuaire ne furent plus desservis. Des habitants du village cachèrent alors la statue de la Vierge non loin de là, à Bröys. La chapelle fut pillée, aussi quelques jeunes gens de Saint-Sixt vinrent desceller l’autel de molasse pour le cacher dans le cimetière de leur village. Le chanoine Chevalier, historien local, rapporte que durant cette période de tourmente, il ne se passa pas un jour sans que quelques personnes du village ne viennent demander force et consolation à Notre Dame de la Bonne Fontaine. La ferveur populaire ne cessa pas et des miracles furent encore accomplis en ce lieu. Le Concordat de 1801 rétablit la paix religieuse. La statue de la Vierge fut remise en place dans l’oratoire, mais la chapelle était en ruine. L’ampleur des dégâts de la Révolution, tant au sanctuaire qu’à la Roche, demanda des années de reconstruction. C’est un paroissien, François Thabuis, qui consacra tous ses efforts à l’entretien de la Source, de l’oratoire et de l’accès au sanctuaire. Il mourut le 29 septembre 1859.


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La nouvelle construction.
En 1861, Monseigneur Magnin devint évêque d’Annecy. Lorsqu’il était enfant, ses parents l’avaient porté à la source alors qu’il était malade pour demander sa guérison. Aussi, eut-il à cœur de restaurer le sanctuaire de la Bénite Fontaine. Comme le curé de la paroisse était trop occupé aux réparations de l’église paroissiale, la tâche fut confiée à l’un de ses vicaires, l’abbé Georges Revillard. Ce dernier pensa que la nouvelle chapelle devrait être construite sur le plateau. Il fallut donc acquérir les terrains. Les frères Passaquay de Saint-Sixt concédèrent la libre disposition des pentes et du vallon. On fit appel aux bonnes volontés, tant pour les travaux que pour le financement. Elles ne manquèrent pas tant la dévotion à la Vierge Marie était grande. Le 3 novembre 1861, on assista à la pose et à la bénédiction de la première pierre par le curé Gindre. En souvenir pour saint François de Sales, on conserva les murs et le parvis de l’ancienne bâtisse. Le 29 juin 1862, 8000 pèlerins venus en cortège depuis la Roche apportèrent une statue de la Vierge en bronze doré, réplique de Notre-Dame de Fourvière. Elle fut hissée et fixée au faîte du clocher. Une inscription est visible sur le socle : « Ils m’ont établie gardienne de leur vallée » (parole inspirée du Cantique des Cantiques I, 5, où la narratrice est établie gardienne des vignes). La nouvelle chapelle de style gothique a les mêmes dimensions que celle qui était dans le vallon. La canalisation de la source fut refaite. L’autel caché dans le cimetière fut ramené et forme aujourd’hui la base de l’oratoire actuel. Des prêtres originaires de la Roche offrirent un nouvel autel ; et les maisons religieuses du Collège, des Capucins et des Sœurs de la charité des vitraux. Pour couronner le tout, les 14 stations du chemin de croix furent édifiées le long du sentier qui descend de l’esplanade de la chapelle vers la source. Le 3 mai 1863, Mgr Magnin vint bénir solennellement ce nouveau sanctuaire, accompagné de plus de 5 000 personnes.
 

Ce nouveau sanctuaire fut l’oeuvre de tous, et la meilleure expression qui soit de l’attachement et de la générosité de la population à ce lieu béni. Au début des travaux, l’abbé Revillard n’avait que cinq francs en poche, mais il récolta les 50 000 nécessaires pour assumer toutes les dépenses, et trouva nombre de bénévoles pour participer aux travaux. La statue de la Vierge qui avait été cachée pendant la Révolution trouva place dans une toute petite chapelle de style gothique édifiée sur l’emplacement de la source. Quand l’abbé Revillard fut nommé curé d’Étaux (commune voisine de la Roche) en 1865, il fit alors construire un presbytère à quelques dizaines de mètres de la chapelle principale, sur le plateau, afin que puisse y résider un chapelain pour desservir le sanctuaire et organiser des pèlerinages. Il fut le premier « recteur » du lieu de 1875 à sa mort en 1878. Son corps repose d’ailleurs dans la chapelle.  

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Vie actuelle du sanctuaire.
Il ne se passe pas un jour sans que des habitants du lieu ne viennent remplir des bidons d’eau, fassent quelques dévotions, visitent la boutique, demandent à rencontrer le recteur. Chaque jour la messe est célébrée dans la chapelle et le chapelet récité. Le dimanche où l’assistance est trop nombreuse pour la chapelle, la messe est dite dans l’abri du pèlerin. Une communauté très vivante, où toutes les générations se côtoient, est fidèle au sanctuaire. En cours d’année, il y a quelques pèlerinages extérieurs, des journées de prière ou d’adoration, et le premier dimanche de septembre, le grand rassemblement diocésain.
 

Certains parlent d’un « Lourdes savoyard », mais il s’en faut de beaucoup pour que l’affluence y soit aussi grande. Si un hébergement était proposé, le sanctuaire pourrait avoir un plus grand rayonnement, mais l’« abri du pèlerin » n’est qu’une vaste salle utilisée tour à tour pour des célébrations, des grandes réunions ou un pique-nique en cas de pluie ! On ne peut donc qu’y faire halte. En revanche, la dévotion y est intense, sincère et discrète, à l’image peut-être de Marie, dont l’humilité et la présence auprès de son Fils et de ses disciples est rapportée par les Évangiles. 
Compléments
Sources documentaires

3 propositions pour construire l'avenir

Les 3 propositions que le Père Christian-Marie Giraud a faites le samedi 2 septembre 2017.

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